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Extrait du corrigé : .. - Plus que le reste, les sciences et les techniques viseraient la « conservation et la santé », objectif qui a été pour Descartes « de tout temps le principal but de mes études » (Lettre au marquis de Newcastle) ainsi qu'il l'a écrit. C'est donc la médecine qui viendrait couronner cette diffusion des sciences et des techniques. D'ailleurs, qui pourrait nier sans honte que nous devons beaucoup à la médecine, elle grâce à qui nous sommes dispensés de mourir dans d'atroces souffrances d'une crise d'appendicite ? - Au regard des aspirations formulées par Descartes, nous pourrions considérer que la diffusion des sciences et des techniques permet aux êtres humains de mieux vivre. En effet, l'espérance de vie augmente et le confort de cette vie également. La rupture avec l'état de nature compromet l'harmonie de l'homme et de la nature. - En souhaitant rendre les hommes « comme maîtres et possesseurs de la nature », Descartes rompt avec une longue tradition philosophique, notamment la philosophie stoïcienne, selon laquelle l'être humain ne doit pas espérer changer le monde, mais doit apprendre à vivre en harmonie avec la nature. - Rousseau, dans cette perspective, se fera l'un des principaux adversaires du mythe du progrès. Selon lui, en développant les sciences et les techniques, l'être humain est sorti de la place que la nature lui avait attribuée et il a rompu l'ordre naturel. Plutôt que de progrès, il faudrait alors parler d'après lui de décadence.
Corrigé de 1906 mots (soit 3 pages) directement accessible
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La question ne pourra jamais connaître de réponse exacte, car il n’est pas possible de mesurer le « mieux vivre » et, a fortiori, il est encore plus difficile de le mesurer chez nos ancêtres disparus. Il nous reste donc à nous interroger sur l’idée que l’on se fait d’une vie bonne, et se demander si cette diffusion des sciences et techniques y concourre. Tout progrès n’implique pas en effet le progrès du « mieux vivre » : on parle du progrès d’une maladie qui, en progressant, détruit la vie. La question pourrait donc se formuler en ces termes : la diffusion croissante des résultats scientifiques et techniques est-elle un bien ou un mal ?
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