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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- parole : Mot ou ensemble de mots servant à exprimer la pensée.
Extrait du corrigé : Mais c'est en poème que le clame Artaud. Et sa « langue de feu » nous affecte sans doute plus profondément que bien des discours « sensés ». En conséquence, comme le soulignait déjà Descartes, on peut considérer que le fou a part au logos. Si désarticulé qu'il puisse être , et « bien qu'il ne suive pas la raison », le discours de la folie reste un discours. D'apparence incohérente, il « ne laisse pas d'être à propos des sujets qui se présentent », conservant donc un rapport à la réalité, tant des objets auxquels il a trait que de la situation de communication dans laquelle il s'inscrit. On peut donc conclure provisoirement sur ce point que le langage est en l'humanité, tout comme la raison peut-être, un instrument universel. Instrument voué, en l'occurrence, à la manifestation de la vie de conscience ; au service, donc, du témoignage, et qui ne fait défaut ni à l'imbécile ni au fou : « c'est une chose bien remarquable, résumait Descartes, qu'il n'y a point d'hommes si hébétés et si stupides, sans en excepter mêmes les insensés qu'ils ne soient capables d'arranger ensemble diverses paroles, et d'en composer un discours par lequel ils fassent entendre leurs pensées ».Au contraire, souligne aussitôt, et par contraste, le « Discours de la méthode », « il n'y a point d'autre animal » qui fasse de même. Le philosophe exclut donc fermement la possibilité que des bêtes aient accès au langage. Certes, note-t-il, on peut bien dresser un perroquet ou une pie à crier « bonjour » à l'arrivée de son propriétaire.
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Le corrigé du sujet "Sommes-nous maîtres de nos paroles ?" a obtenu la note de : aucune note
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Analyse.
· Nous avons ici un sujet qui nous propose de faire le point sur l’usage que nous avons de notre parole. En effet, il nous est ici demandé, sous la question de la maîtrise, ce qu’est notre parole, à savoir si elle nous est propre ou non.
· Pour débuter, nous définirons ainsi la parole sous deux aspects :
o L’aspect premier de la parole : ce qui est propre à chacun. La parole, dans l’usage courant, et ce qui représente la personne qui la donne, celui qui parle. C’est donc, dans un premier temps, l’expression verbale de la pensée.
o Mais la parole appartient au domaine du langage, elle et composée de mots, issus du même langage. Dans ce sens, sa précision est plus floue ; en effet, si dans son premier aspect, al parole est propre à chaque individu, dans ce second point, elle est identique, à peu de choses près, à tout un groupe.
· La parole est donc ce qui permet d’exprimer la pensée. Mais c’est aussi un élément du langage. De quoi sommes-nous maîtres alors ? C’est que nous aurons à défini ici.
· En plus de cela, nous devrions nous attarder ici sur le terme « maître » .Il signifie l’appropriation complète. Autrement dit, aucun éléments extérieurs en doivent pouvoir intervenir dans l’usage. Seul le nôtre est présent.
· Nous voyons donc le problème : le langage est un acquis, un donné. La pensée, elle est propre à chacun. Lorsque l’on parle, on utilise un vocabulaire qui nous a été donné.
· A l’origine, nous en sommes donc pas maîtres des mots que nous employons, ils n’ont pas étés crées par nous. Il faut donc penser à un passage de l’usage à la possession des mots pour savoir si nous sommes ou non maîtres de nos paroles.
Problématisation.
Lorsque nous parlons, nous tentons toujours au mieux, de transmettre ce que nous pensons. Pour ce faire, il nous parait évident que nous devons être maitres de ce que nous disons. Mais est-ce toujours le cas ? Sommes-nous maîtres de nos paroles ? Pourquoi pas d’ailleurs : après tout, n’est ce pas nous qui choisissons ce que nous allons dire ? Mais, pour autant, nous ne sommes pas les créateurs des mots, seulement les utilisateurs. Maitrisons-nous leur sens, et du même coup, ce que nous disons ? Comment pouvons-nous nous rendre maîtres de nos paroles ?
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