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Extrait du corrigé : Analyse du sujet : Le sujet prend la forme d'une question fermée, à laquelle il s'agira de répondre par « oui » ou « non » en conclusion, au terme d'une argumentation documentée. La notion principale du sujet est le beau. Parler du beau pose plusieurs difficultés : premièrement, le sens du terme a évolué avec l'histoire de l'art et de la philosophie. Deuxièmement, la notion est dans son emploi actuel et courant quasiment vide de sens : le beau se réduit à ce qui me plait. « Les goûts et les couleurs ne se discutent pas ! » entend-on souvent. Est-ce bien légitime de reconduire ainsi entièrement le beau à la subjectivité, à un jugement de goût ? Le fait est que nous jugeons du beau et que nos jugements peuvent se modifier. Notre sensibilité à ce qui est beau évolue. Mais y a-t-il justement une manière adéquate de juger le beau ? Y a-t-il quelque chose comme des critères de la beauté ?
Corrigé de 2536 mots (soit 4 pages) directement accessible
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Analyse du sujet :
Problématisation :
Pour qu’il soit possible d’apprendre à juger le beau, il faut déjà que le beau soit une affaire de jugement, ce qui n’a rien d’évident. Un jugement vrai, autant que possible, rend compte d’un état de chose. Le problème qui se pose est donc celui de savoir si la beauté est un état de chose, ou plutôt quelque chose qui relève de notre « état d’âme ».
I – La beauté est-elle un état de chose ?
Par ailleurs, que le beau soit objectif ou non, nous jugeons que telle ou telle chose est belle ou non : c’est là un fait. Autrement dit, notre jugement peut très bien ne pas être fondé, mais pourtant il est bien réel. Il y a donc quelque chose comme des critères subjectifs ou objectifs qui nous poussent à juger.
II – Comment jugeons-nous du beau ?
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