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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- vivre : Exister, être au monde.
- paix : Absence de conflit armé entre des nations, des États, des groupes humains. Par extension, concorde, entente.
Extrait du corrigé : L'Etat, en s'instituant, est là pour préserver la paix à la fois civile et extérieure. En ce sens, on peut affirmer que la paix est une exigence du politique : il se doit d'assurer à ces sujets une vie de paix précisément parce que c'est pour cette paix que chaque individu à remis sa souveraineté dans les mains de l'Etat. · La paix est alors le critère distinctif entre l'homme social et civilisé et l'homme naturel et animal. On comprend alors que la paix est une condition nécessaire pour que l'homme puisse non seulement vivre, mais aussi et surtout vivre pleinement sa vie d'homme en se distinguant de son état primitif. · L'état de paix garantit à l'homme sa sécurité et donc le préserve de l'inquiétude. La paix est donc la clé de la prospérité dans les échanges humains, tant commerciaux que purement désintéressés, en cela qu'elle sécurise, en l'inscrivant dans le droit, les relations entre les hommes, autrefois des loups pour les autres (selon une formule consacrée de Hobbes dans le Léviathan). · On comprend en ce sens, du politique notamment, que la paix est suffisante à la vie de l'homme : en cela on pourrait dire qu'elle en est le souverain bien, ce que les hommes recherchent absolument comme fin en soi. Il semble, en effet, qu'il faille donc vouloir la paix comme souverain bien, autrement dit comme fin en soi et non pas comme moyen d'autre chose, comme la subsistance ou la reconnaissance par exemple. C'est alors essentiellement par la médiation du droit qu'une telle paix peut et doit être instituée, sur le plan national (par le droit civil), puis surtout entre les États-nations (par le droit des gens ou international) mais aussi entre les individus et les États (par le droit cosmopolitique). (Kant) · L'homme peut donc en ce sens positif se contenter de vivre en paix puisque c'est pour elle-même qu'il s'est institué en Etat.
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Le corrigé du sujet " l'homme peut-il se contenter de vivre en paix ?" a obtenu la note de : aucune note
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· Angles d’analyse
® Le verbe « se contenter » possède une dimension à la fois positive et négative. Positivement se contenter correspond à une véritable satisfaction, mais, de manière négative, il connote aussi une tendance à « se borner à », voire « s’accommoder de ». C’est d’ailleurs sur cette double dimension qu’il va falloir construire l’analyse du sujet.
® En effet, il s’agit de se demander si la paix suffit totalement, absolument à l’homme de sorte qu’il puisse s’en satisfaire pleinement ou bien si elle est une condition certes nécessaire mais non suffisante pour que l’homme vive pleinement sa vie d’homme, c’est-à-dire pour qu’il s’en contente au sens positif et non pas seulement au sens négatif.
® C’est donc le statut de la paix qui est ici mise à la question à travers l’interrogation sur sa suffisance.
Problématique
La paix est-elle une condition à la fois nécessaire mais aussi suffisante, voire exclusive, pour que la vie de l’homme se dans une absolue plénitude (se contenter au sens positif du terme) ? Ou au contraire, n’est-elle pas certes une condition nécessaire mais non suffisante au contentement de l’homme, au sens de satisfaction ? La paix est-elle donc le souverain bien, c’est-à-dire la fin de toute activité humaine de sorte qu’elle corresponde à la plénitude d’une vie accomplie ? C’est ainsi le statut mais aussi l’essence de la paix qui sont ici mis à la question. A quelle condition la paix peut-elle être suffisante à la vie d’un homme, et des hommes en général ?
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