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Sujet : La vérité a-t-elle une histoire ?

Définitions des termes :
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
  • histoire : Le terme d'histoire désigne deux réalités différentes: 1) la science qui étudie le passé de l'humanité et qui relate et interprète les faits. 2) les événements, les actes, les faits du passé, cad la mémoire des hommes.

Extrait du corrigé : Dans le domaine des ces schémas quelque chose en effet est possible qui ne pourrait jamais réussir au milieu des premières impressions intuitives : édifier un ordre pyramidal selon des castes et des grades, créer un monde nouveau de lois, de privilèges, de subordinations, de délimitations, qui fait face désormais à l'autre monde, intuitif, des premières impressions comme étant ce qu'il y a de plus stable, de plus général, de mieux connu, de plus humain, et donc en tant qu'instance régulatrice et impérative. »   Le geste de Nietzsche consiste à montrer que la vérité que l'on a coutume d'opposer à la fausseté s'oppose en réalité toujours au mensonge. La vérité est donc une valeur morale et jamais un absolu que l'on pourrait atteindre par une quelconque manière. Mais si justement elle est une valeur, alors elle est instituée, ce qui signifie qu'elle varie en fonction des institutions qui posent telle ou telle vérité. L'institution, dirait Michel Foucault à la suite de Nietzsche, institue un partage entre le vrai et le faux selon un geste d'exclusion de ce que l'on ne doit pas admettre comme vrai. La vérité possède donc sa temporalité propre qui est celle de la succession des pouvoirs qui déterminent ce qu'elle doit être : elle est donc essentiellement historique.   Transition : Si la vérité est historique au sens de la temporalité, alors il semble impossible de produire une Histoire au sens de l'historiographie qui suivrait le développement d'une vérité. Cette Histoire elle-même ne serait vraie qu'à une époque donnée, sous une institution donnée, si bien que chaque Histoire pourrait nier la précédente. Autrement dit, si la vérité est historique, alors l'Histoire elle-même n'a plus de vérité, et nous sombrons dans un profond relativisme.     III - Y a-t-il une vérité de l'Histoire (historiographique) ?

La vérité a-t-elle une histoire ?

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Définitions

  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
  • histoire : Le terme d'histoire désigne deux réalités différentes: 1) la science qui étudie le passé de l'humanité et qui relate et interprète les faits. 2) les événements, les actes, les faits du passé, cad la mémoire des hommes.

Problématique

Analyse du sujet :

 

  • Le sujet prend la forme d’une question fermée, à laquelle il s’agira de répondre par « oui » ou « non » en conclusion avec les nuances qui s’imposent, au terme d’une argumentation documentée.
  • La vérité s’oppose premièrement à la fausseté. Elle est universelle et ne se limite donc pas à une opinion.
  • Elle est avant tout une caractéristique du discours. Elle se distingue donc du fait qui n’est par lui-même ni vrai, ni faux. Une proposition, par exemple : « il pleut » peut être dite vraie ou fausse, selon que dans les faits, il pleuve ou non. La proposition n’est cependant pas vraie par elle-même : c’est son adéquation avec le fait dont elle rend compte qui constitue le critère de sa vérité. Elle pourra très bien être fausse demain, si pour reprendre notre exemple, il ne pleut pas demain.
  • On pourrait se demander si la proposition « 2 + 2 = 4 » n’est pas vraie par elle-même, contrairement à ce qu’on vient de dire. Elle n’est en fait vraie que sous certaines conditions : en base 3 par exemple, 2 + 2 = 1 donc la proposition « 2 + 2 = 4 » est fausse. Dans ce cas, c’est le contexte qui permet de déterminer s’il y a adéquation ou non.
  • Dans son emploi courant, la vérité semble également être une propriété des objets : elle est alors synonyme d’authenticité, par exemple lorsque nous parlons d’un vrai tableau, pour manifester le fait qu’il n’est pas une copie.
  • La vérité s’oppose enfin au mensonge. Elle est une valeur positive
  • L’histoire désigne ou bien la succession des événements, ou bien la discipline historique, c'est-à-dire l’historiographie. Dans les deux cas, elle suppose une temporalité et est tournée vers le passé.

 

 

 

Problématisation :

 

Une première interprétation du sujet inviterait à ce demander s’il y a une Histoire, au sens d’une historiographie, de la vérité. Cela signifierait que l’histoire comme cours des événements dévoilerait peu à peu la vérité dont on pourrait alors faire l’Histoire. Plus exactement, l’Histoire de la vérité serait celle de sa découverte, de sa mise au jour progressive. La première question est donc :

I – y a-t-il un progrès de l’histoire vers la vérité ?

 

La seconde interprétation possible de l’historicité de la vérité remet immédiatement en question la première : il s’agit cette fois d’entendre l’historicité au sens strict d’une temporalité, d’une évolution dans le temps. Si justement la vérité n’est pas égale à elle-même, si son essence même est historique, alors toute idée de dévoilement d’une unique vérité perd son sens.

II – La vérité est-elle temporelle ?



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