LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
- jugement : Le jugement de réalité (ou d'existence) est un jugement porté sur les faits. Il s'oppose au jugement de valeur, qui est une appréciation subjective sur la valeur d'un objet, d'une action. Le jugement synthétique, d'après Kant, correspond au jugement de réalité, par opposition au jugement analytique, qui correspond aux propositions tautologiques de la logique (par exemple: un triangle a trois angles). JUGEMENT ESTHETIQUE : Acte de l'esprit par lequel nous déterminons si une chose est belle ou laide.
- avec : En compagnie de, en présence de.
- nécessité : Caractère de ce qui ne peut pas ne pas être. Une proposition est nécessaire quand elle est rigoureusement démontrée, qu'on ne peut la refuser; synonyme: apodictique; contraire: contingent.
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
Extrait du corrigé :JUGEMENT (lat. judicium, jugement , faculté de juger)
Phi. Faculté de penser, le jugement est d'abord une puissance de distinguer le vrai d'avec le faux, qui peut s'exercer bien ou mal selon qu'on en fait un usage méthodique ou spontané. Comme le rappelle Descartes, s'il est naturellement « égal en tous les hommes » en tant que faculté, la plupart l'utilisent de façon erronée, les deux principales causes de l'erreur étant la prévention (le préjugé) et la précipitation du jugement . On distingue ici le jugement comme faculté ou puissance (syn. de bon sens et de raison) du jugement comme acte effectif, c.-à-d. comme effet de l'exercice de cette faculté.
Log. Acte d'affirmer qu'un attribut appartient ou n'appartient pas à un sujet. Les jugements s'expriment dans des propositions. Crit. Kant, définissant les jugements comme des actes de l'entendement, identifie parfois entendement et faculté de juger, c.-à-d. d'établir des relations en pensant le particulier dans le général. Or, quand le général (règle, principe, loi) est donné, l'opération qui consiste à en tirer un cas particulier s'appelle jugement déterminant. Au contraire, le jugement réfléchissant est l'acte qui consiste à découvrir la règle générale, la loi ou le principe universel auxquels se rapporte un cas particulier donné. Mor. jugement moral à distinguer du jugement logique.LIBERTÉ (lat. libertas, condition de l'homme libre)
Gén. La liberté au sens primitif s'oppose à l'esclavage et se définit alors négativement comme absence de contrainte extérieure. On appelle ordinairement liberté physique le fait d'agir sans entrave ou de suivre spontanément les lois correspondant à sa nature propre comme le fait une plante qui se développe sans tuteur. Appliquée à l'homme, cette expression semble inadéquate sauf à désigner strictement la possibilité matérielle de faire. Car, pour qu'un homme soit libre, il faut non seulement qu'il puisse matériellement, mais encore qu'il veuille : l'homme peut toujours s'interdire à lui-même de faire ce qu'il peut faire.
Mor. État d'un être qui se décide après réflexion, en connaissance de cause, qu'il fasse le bien ou le mal. La liberté, au sens moral, caractérise l'homme en tant qu'être responsable. Ainsi, Kant distingue la volonté libre, qui suppose que celui qui agit sait ce qu'il veut et agit conformément à des raisons qu'il approuve, et l'arbitraire, qui ne suppose pas l'existence de la raison. La liberté morale est donc autonomie, obéissance à la loi de la raison (pouvoir de se déterminer par soi-même) et non soumission aux penchants de la sensibilité». Cependant, la liberté semble ici se confondre avec la Raison. Descartes, au contraire, considérait que la liberté se manifeste déjà dans tout acte de choisir, distinguant ainsi la liberté éclairée (qui sait ce qu'elle veut) de la liberté d'indifférence (définie comme l'indétermination de la volonté relativement à ses objets). On peut toujours choisir entre deux solutions alors même qu'on est indifférent. Pour Descartes, la liberté n'est donc pas toujours responsabilité, mais d'abord libre arbitre qui, en son plus bas degré, se définit comme simple puissance d'agir sans aucune raison ou sans autre cause que l'existence même de cette puissance de choisir arbitrairement.Gén. Caractère de ce qui est nécessaire, non contingent. Épist. On distingue nécessité catégorique, ou Absolue, ou inconditionnelle, qui est celle des principes rationnels logiques ou mathématiques qui sont toujours vrais, de la nécessité hypothétique ou conditionnelle, qui est subordonnée à des présuppositions. « Si A alors B » exprime une nécessité hypothétique.
Crit. Chez Kant, une des trois catégories de la modalité.
Log. La nécessité logique régit une déduction telle que, les prémisses étant posées, la conclusion ne peut pas ne pas s'imposer. Mor. Si l'on entend par nécessité morale ce qu'exige le devoir, il vaut mieux parler d'obligation, car la nécessité désigne plutôt ce qui est tel qu'il est Absolument impossible à la volonté de s'y soustraire, tandis que l'acte moral est libre.VÉRITÉ FORMELLE
Cohérence. Validité logique d'un raisonnement considéré abstraction faite de la vérité matérielle des propositions qui le composent. Ainsi, un raisonnement peut être cohérent dans la forme (vrai formellement) malgré la fausseté matérielle d'une ou plusieurs de ses propositions. Par ex., le syllogisme suivant : « Tous les Chinois sont français, or je suis chinois, donc je suis français. » La logique formelle contemporaine exprime en langage d'implication ce que nous voulons dire lorsque nous affirmons que la validité d'une inférence est indépendante de son contenu : si tout f est g et si tout x est f, alors tout x est g. La vérité formelle est donc l'absence de contradiction, l'accord de la pensée avec elle-même.
VÉRITÉ MATÉRIELLE
Celle qui consiste dans l'accord de la pensée avec l'Expérience . A distinguer de vérité formelle; ainsi, le syllogisme : « Tous les Français sont européens, or je suis européen, donc je suis français » ne comporte que des propositions vraies matériellement, mais est faux formellement.
Corrigé directement accessible
Le corrigé du sujet " La liberté du jugement s'accorde-t-elle avec la nécessité de la vérité ?" a obtenu la note de : aucune note
question d'une jugement vérité qu'on n'y libre d'autant suis-je indifférent mort d'autrui l'art conscience plus liberté soi-même limites être avec est-on "qui pas illusions dévoilement exacte acte nécessité réponse penser
Analyse du sujet :
l Il s'agit, dans ce sujet, de mettre en relation deux termes : le progrès technique et le bonheur.
l Tout d'abord, il est à noter qu'on ne parle pas simplement de la technique, mais du progrès technique. Il faut garder cette précision à l'esprit au cas où, même dans le cas où on ne l'utiliserait pas.
l Ensuite, il faut remarquer que la relation est une relation d'implication, que l'on pourrait reformuler de cette manière : « le progrès technique rend-il nécessairement [ou toujours] heureux ? »
l La question n'est pas : « le progrès technique et le bonheur sont-ils compatibles ? »
l Il s'agit donc de se demander si, en présence de progrès technique, il y a toujours un bonheur plus grand.
l Pour cela, il faut définir ce que sont le « progrès technique » et le « bonheur ».
Problématisation :
On peut partir du constat empirique [de fait] selon lequel, bien que l'homme ait connu de grands progrès techniques jusqu'à nos jours, nous ne sommes pas tous heureux. Et sommes-nous plus heureux que nos ancêtres ? Pourtant, il est vrai que nous mettons souvent notre bonheur dans le progrès technique (nous pouvons dire, par exemple, quand nous aurons des aspirateurs qui feront le ménage tout seuls, nous vivrons mieux, les livres de science fiction sont remplis d'inventions techniques de cette sorte ; mais, également, de fait, nous cherchons souvent à acquérir le dernier fruit de la technique, en pensant qu'il nous rendra plus heureux). Comment concilier ces deux constats de fait ? Sommes-nous plus heureux que nos prédécesseurs, et nos successeurs seront-ils plus heureux que nous ? Le bonheur est-il lié de manière nécessaire au progrès technique [il ne s'agit pas de se demander si on e peut être heureux que par la technique, mais si la technique rend forcément heureux] ?
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie