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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- bon : 1. Qui possède parfaitement les qualités requises par sa fonction ou sa nature : un bon philosophe. 2. (Par ext.) Apte à accomplir quelque chose, à être utilisé dans un certain but ; utile. 3. (Morale) Qualité de ce qui est conforme aux normes morales ; en parlant des personnes, qualifie celle qui agit moralement bien, et en part. celle qui est portée à la bienveillance et à la sympathie envers autrui (en ce dernier sens, opposé à méchant). 4. Pour NIETZSCHE, concept correspondant à la valeur par laquelle les forts s'estiment eux-mêmes et rejettent les autres comme mauvais ; l'aspect actif de cette estimation et l'antériorité du concept positif sur le concept négatif caractérisent la morale aristocratique par opposition à la morale du ressentiment née de la réaction des faibles qui attribuent la valeur « mal » aux actions des forts et, de là, la valeur « bien » à leurs propres actions : « J'ai mis en tête de mon dernier ouvrage : " Par-delà le Bien et le Mal ". Cela ne veut du moins pas dire " Par-delà le bon et le mauvais " ». 5. Bonne forme (loi de la ) : loi posée par certains psycho. (KÔHLER, GOLSTEIN) et selon laquelle, parmi toutes les structurations possibles du champ perceptif, la meilleure du point de vue de l'unité, de la simplicité et de la régularité s'impose au détriment des autres ; cf. prégnance (loi de ). 6. Bon objet/mauvais objet (psychanalyse) : termes désignant les premiers objets pulsionnels de la vie fantasmatique de l'enfant, opposés, par leur caractère gratifiant ou frustrant et surtout par la différence des pulsions qui s'y investissent (pulsion de vie ou de mort). 7. Bonne volonté : pour KANT, qualité de la volonté déterminée par le pur respect de la loi morale ; par suite, critère de la moralité de l'action : « De tout ce qu'il est possible de concevoir dans le monde et même en général hors du monde, il n'est rien qui puisse sans restriction être tenu pour bon, si ce n'est seulement une bonne volonté.
- nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
Extrait du corrigé : N'existe-t-il pas quelques principes fondamentaux et universels (comme par exemple ceux qui sous-tendent les droits de l'homme), qui restent hors de portée d'une telle relativisation ? Prolongements* On connaît la fameuse diatribe de Rousseau contre Montaigne à ce sujet (l'Émile, livre IV). Critique du scepticisme qui se plaît à souligner le caractère variable des moeurs et de la morale pour en tirer argument. Thèse de Rousseau : «Il est donc au fond de nos âmes un principe inné de justice et de vertu, sur lequel, malgré nos propres maximes, nous jugeons nos actions et celles d'autrui comme bonnes ou mauvaises. »* On pourrait aussi, avec Kant, montrer comment l'idée de communauté humaine peut être fondée d'un point de vue cosmopolite. La confusion trop fréquente entre la critique épistémologique et éthique de l'ethnocentrisme et le relativisme obscurantiste où se perd la valeur universelle des droits de l'homme ne peut être efficacement critiquée qu'à partir d'une redéfinition rigoureuse des points de vue auxquels il est possible de se placer.Explicitation des présupposés de la thèse* Il s'agit de statuer sur la portée de l'expression : «Faut-il se demander ». C'est la nécessité d'une question qui est envisagée. Au regard de quoi cette nécessité sera-t-elle évaluée ? En référence à quel domaine concret peut-on poser la question?
Corrigé de 2207 mots (soit 4 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "Faut-il se demander si l'homme est bon ou méchant par nature ?" a obtenu la note de : aucune note
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L'homme est par nature un être moral, en ce sens qu'il ne se contente pas d'être ce qu'il est : en se représentant à lui-même sa propre existence, l'homme est capable de déterminer son devoir-être. Or, ce devoir-être peut être orienté dans son principe par la détermination d'une nature morale originaire de l'homme, à laquelle toute action devrait se conformer ou au contraire se soustraire, pour être dite bonne. Ainsi, en quoi la détermination d'une nature morale originaire de l'homme influe-t-elle sur cette moralité même ? Cette influence est-elle souhaitable, et est-elle même conforme à l'essence propre de la moralité ? Ne peut-on pas voir dans cette détermination a priori d'une nature morale de l'homme l'effet même d'une moralité a posteriori construite librement par l'homme lui-même ?
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