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Sujet : La raison du plus fort est toujours la meilleure, qu'en pensez vous ?

Extrait du corrigé :             Socrate : En ce cas, le sage seul se connaîtra lui-même et sera capable de discerner ce qu'il sait et ce qu'il ne sait pas ; et de même pour les autres, il aura le pouvoir d'examiner ce que chacun sait et a conscience à juste titre de savoir, mais aussi ce qu'il croit à tort savoir. De cela, aucun autre homme n'est capable. Finalement, l'attitude (sôphronein = être sage) et la vertu (sôphrosunè) de sagesse, de même que la connaissance de soi-même consistent à savoir ce qu'on sait et ce qu'on ne sait pas. Est-ce bien là ta pensée ? »               Le plus fort, celui qui parle le plus fort, n'est pas le plus proche de la sagesse.     III - Le plus sage doit diriger, pas le plus fort               1) Les opinions les plus fortes sont dangereuses   François Jacob, Le Jeu des possibles :               « Rien n'est aussi dangereux que la certitude d'avoir raison. Rien ne cause autant de destructions que l'obsession d'une vérité considérée comme absolue. Tous les crimes de l'histoire sont des conséquences de quelque fanatisme. Tous les massacres ont été accomplis par vertu, au nom de la religion vraie, du nationalisme légitime, de la politique idoine, de l'idéologie juste ; bref au nom du combat contre la vérité de l'autre, du combat contre Satan. »                 2) Les philosophes à la tête de la Cité idéale   Platon, La République, VI :               « Socrate : Emportés par la vérité, nous avons dit qu'on ne connaîtra jamais de cité, ni de régime, ni même d'homme parfaits avant qu'un heureuse nécessité n'ait contraint le petit nombre des philosophes, jugés non pas méchants mais inutiles, à s'occuper, bon gré mal gré, de la cité et qu'on n'ait pas contraint la cité à leur obéir, ou bien avant qu'une inspiration divine n'ait insufflé chez des souverains ou des rois actuels, ou bien chez leurs fils, un amour vrai pour la philosophie.

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