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Définitions des termes :
- Pouvons : Nous est-il possible ? et Est-il légitime ?
- connaître : Savoir, être informé de.
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
- autrement : D'une autre manière, d'une autre façon, dans une perspective différente.
Extrait du corrigé : L'herméneutique d'autrui au moyen de nous-mêmes Nous commencerons par dire que la généralisation de ce que nous sommes est le moyen de la connaissance d'autrui. En effet, prenons un exemple très simple, que nous pouvons trouver dans les circonstances quotidiennes de la vie : les vécus intérieurs (sentiments, impressions) d'autrui nous sont entièrement inaccessibles, nous ne pouvons vivre ce que vit l'autre, nous ne pouvons le connaître avec le degré d'intimité qui est le sien. Cependant, nous pouvons néanmoins le connaître à partir des indices que son corps nous donne : les expressions du visage, les mouvements du corps sont un langage sans paroles, mais néanmoins expressif. Il faut bien voir que nous connaissons autrui à partir de nous même lorsque nous nous livrons à cette herméneutique corporelle : en effet, nous savons que chez nous, telle impression produit telle expression du visage, et nous jugeons de l'identité de nos impressions avec autrui à partir de l'identité de nos expressions faciales. b. La sortie progressive du solipsisme Si nous nous tournons vers la Phénoménologie Husserlienne, alors nous dirons que c'est bien à partir de nous-mêmes que nous connaissons autrui, en suivant un processus en trois grandes étapes. Je puis m'assurer de l'existence réelle d'autrui par une opération d'analogie : de même que je perçois mon corps propre dans le monde, avec la certitude subjective de son existence, je puis considérer le corps d'autrui comme le corps d'un alter-ego, comme le corps d'un être qui existe vraiment, comme moi-même j'existe. Deuxième étape : je puis constater la concordance des profils d'autrui et de moi-même. C'est-à-dire que mes gestes et mes expressions concordent avec ceux d'autrui, indiquant par la même que celui-ci est un autre existant au même titre que moi (s'il a l'air joyeux de la même manière que moi, il a des chances d'exister aussi bien que moi). Dernière étape : je puis me figurer ce que je percevrais si j'étais à la place de l'alter ego que je vois devant moi.
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Le corrigé du sujet "Pouvons-nous connaître autrui autrement qu'à partir de nous-mêmes ?" a obtenu la note de : aucune note
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Connaître consiste à produire un discours sur un objet, discours qui a deux caractéristiques principales : d’une part, l’acte de connaître est le moyen de donner une définition de l’objet que l’on s’attache à étudier. De l’autre, connaître est le moyen d’avoir une action sur l’objet de connaissance, le moyen de le maîtriser.
Le mot « autrui » désigne avec un haut degré de généralité l’ensemble des êtres humains qui ne sont pas nous. Il implique implicitement une relation d’équivalence entre « autrui » et celui qui se rapporte à ce dernier : « autrui » vient du latin « alter » qui signifie « l’autre dans une série de deux ».
Connaître autrui à partir de nous-mêmes signifie que nous employons la connaissance subjective et intime que nous avons de nous-mêmes (le sentiment de nos émotions, la connaissance des objets et des désirs qui motivent nos actions) pour interpréter l’être et l’action d’autrui. Autrui, qui nous est par définition étranger, qui est fondamentalement distinct de nous, ne devient connaissable qu’au moyen de l’établissement d’une correspondance postulée entre ce qu’il est et ce que nous sommes.
Nous nous demanderons donc si autrui est connaissable à partir d’une généralisation de ce que nous sommes, ou si au contraire, autrui ne demeure pas irrémédiablement inconnaissable ?
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