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Extrait du corrigé : Celui qui désire la mort apparaîtrait presque comme un fou, comme quelqu'un qui n'aurait pas conscience de ce que la mort représenterait. « Je trouve la mort si terrible que je hais plus la vie parce qu'elle m'y mène, que par les épines dont elle est semée», écrit Mme de Sévigné à sa fille Mme de Grignan, soulignant à nouveau la pesanteur de la mort sur la vie. Deuxième partie : le désir inconscient de mourir. Être immortel apparaît comme la délivrance à toutes les souffrances des hommes, ce qui les libérerait de tous leurs maux. Pourtant, inconsciemment, tous les hommes en aspirant au bonheur, désirent la mort, ou tout au moins l'idée de mort. Le pouvoir d'immortalité serait-il un remède au malheur des hommes ? Il semble que si les hommes étaient immortels, ils ne seraient pas plus heureux, pris à l'inverse par l'idée de l'ennui et de la répétition. Car ce qui est effrayant dans l'idée de mourir, c'est d'imaginer une fin à toutes les choses que l'ont fait sur terre, seulement, dans un autre sens, s'il n'y avait pas de fin à ces choses, et si les hommes savaient qu'ils pourraient les refaire éternellement il n'y aurait plus aucune jouissance de la chose en question. La notion de fin, de finitude de la vie, est aussi angoissante qu'existante. Comme si la mort était finalement ce qui donnait de la valeur à toutes les choses de la vie, sans quoi tout deviendrait fade.
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